Les villas des Mexicains

Retour du Mexique

Parti de Jausiers en 1805 pour la Louisiane, Jacques Arnaud y fonde Arnaudville. Seize ans plus tard, en 1821, c'est vers le Mexique alors frontalier de la Louisiane qu'il émigre avec ses deux frères. Ils feront venir trois de leurs anciens employés de Jausiers qui, fortune faite, reviendront au pays (1845) entraînant le départ de nombreux jeunes hommes de la vallée en quête d'une vie meilleure.

Certains réussiront de manière spectaculaire dans le secteur du textile, de la banque et reviendront au pays construire de grandes villas et tombeaux, signes ostentatoires de leur réussite.

Construites entre 1880 et 1930 une cinquantaine de grandes villas entourées de jardins et parcs restent, à Barcelonnette et Jausiers, les témoins de cette épopée.

Implantés aux abords du village les Villas sont maintenant intégrées aux divers quartiers qui se sont développés.

La villa Manon (1907)
Construite en 1907, pour Benjamin Teissier, ancien négociant au Mexique, la villa Manon se souvient de la silhouette verticale de la villa Morélia achevée sept ans plus tôt. Passionné par les fleurs et les plantes, son propriétaire entretenait un jardin aux allées courbes et nombreux parterres fleuris. Une rose porte son nom (la rose Benjamin Teissier) exposée au parc de la Tête d'Or à Lyon.
 

La villa Morélia (1900)
Edifiée par les quatre frères Audiffred, anciens négociants à Morélia et propriétaires du magasin "al puerto de Liverpool", la villa Morélia, du même nom est un brillant exemple de l'architecture éclectique, à la fois inventive et fantaisiste qui distingue les constructions de la fin du XIXème siècle. On relèvera le puissant effet de silhouette vertical, l'extrême sophistication des combles en ardoise d'Angers autour de la poivrière, l'utilisation décorative de la brique qui se poursuit dans le traitement des souches de cheminée. La réfection récente de la toiture, dans le matériau d'origine, témoigne d'un vif et remarquable souci de conversation.  

La villa Javelly (1910)
Edifiée par l'architecte du château des Magnans, la grande villa Javelly évoque l'architecture de villégiature de fin de siècle. Son traitement polychrome, l'introduction d'un attique (demi-étage), les combles trés adoucies trahissent une influence italienne toute proche.  
 
Les Charmettes (1910)
Remarquable par la richesse et la variété de ses percements, la villa multiplie les éléments de la grande résidence consacrée à la villégiature.